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Le Yoga pour une relation bienveillante avec nos enfants

A la naissance de mes enfants, cela faisait une douzaine d’années que j’avais découvert le yoga et cela commençait à prendre vraiment plus de place dans ma vie. J’ai continué les pratiques pendant mes grossesses, jusqu’au jour de l’accouchement et là, coup de foudre, un grand coup d’amour, à chaque naissance. Et quel bouleversement !

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Dans certaines situations, lors de pleurs, de colère de mes enfants, je me suis sentie perdue, démunie. Comment faire quand je reviens d’une retraite, quand je quitte mon tapis, pour revenir à la relation à mes enfants, qui sont traversés par des émotions, qui ont des besoins que je n’identifie pas tout de suite. C’était tellement facile d’être calme sur le tapis, comment appréhender le quotidien, comment accompagner mes enfants vers l’autonomie et l’épanouissement ?

« Yoga » a alors pris tout son sens pour moi. Chez nous en Occident, quand on pense yoga, on imagine d’abord des séances collectives sur tapis où l’on passe d’une posture à l’autre et où l’on se couche pour se relaxer. « Yoga » est bien davantage que cela et est un chemin qui envisage toutes les dimensions de la vie. Comment peut-il m’éclairer sur ma mission de maman, en nourrissant les besoins de douceur, d’harmonie, de non-violence.  « La non-violence », 1er vœu, dans les relations à soi et aux autres, 1er vœu dans la relation à mes enfants et à ceux que j’accompagne.

Pour moi, Yoga rime avec parentalité bienveillante ou positive. Et cela commence par soi. La part de moi qui aime faire des liens intellectuels s’amuse à se relier à des aphorismes de Patanjali, et cela devient cohérent, fluide entre tradition et incarnation dans ma réalité de maman.

« Comprendre la vie c’est nous comprendre nous-mêmes, et voilà le commencement et la fin de l’éducation. » (Krishnamurti)

L’enfant, une graine d’amour

L’enfant est là, avec son cœur, ses yeux grands ouverts, émerveillé à la vie, gourmand de découvertes.

J’aime me rappeler, souvent, que l’enfant a un merveilleux potentiel présent à la naissance, avec des compétences, des talents qui sont déjà là, en germe. Si nous souhaitons légitimement transmettre certaines valeurs et compétences à nos enfants, il ne s’agit pas de remplir un « vide » mais de favoriser la révélation de l’enfant à lui-même, sans l’abîmer.

En tant que maman et enseignante en yoga, mon intention est de les accompagner dans le respect de leur tempérament, de leurs dons, de leurs élans de vie pour renforcer leur sécurité intérieure.

Le yoga nous invite à découvrir notre mission dans la vie.  Ce pour quoi on est là et qui a du sens pour nous. Quelle éducation d? Quel accompagnement de l’enfant propose-t-il une présence rassurante et aimante qui soit favorable à la sécurité intérieure de l’enfant pour qu’il ose être lui-même ?

AHIMSA : Parentalité non-violente

Si la non-violence est une valeur qui sous-tend les relations à soi et aux autres dans le yoga et que l’on retrouve dans d’autres philosophies, comment être un parent non-violent, en gestes et en mots ?

Les démarches qui proposent d’élever les enfants sans punitions ni récompenses, sont pour moi les plus cohérentes par rapport à mon cheminement. Si je punis un enfant, je ressens de la tension en moi, de l’énervement, de la tristesse, mon mental s’agite. Une punition n’émane pas de la source d’amour, et je n’en ai pas envie, ce n’est clairement pas ma préférence. Ni, non plus, inciter un enfant à adopter un certain comportement parce qu’on lui promet une récompense.

La parentalité bienveillante ou positive est pour moi au cœur de mon cheminement en yoga. Je me tourne notamment vers les ouvrages et stages proposés par Isabelle Filliozat, une de mes principales personnes ressources et inspirantes ainsi que vers la Communication NonViolente de Marshall Rosenberg (CNV).

Eviter toute violence, même petite, même minime… Quand y-a-t-il violence ? Une fessée, un envoi dans la chambre, au coin. Une phrase qui comporte un jugement « Tu es nul. », « Avec toi c’est toujours la même chose. », qui colle une étiquette à l’enfant « Tu es paresseux. », « Tu es toujours distrait. »  Comment traduire ce qui se passe en nous et chez l’enfant ?

Tant mes pratiques sur tapis, en passant par la respiration, le mouvement, la détente, les visualisations et la méditation que mes lectures et rencontres avec des personnes inspirantes nourrissent mon besoin d’évolution et mes aspirations profondes en tant que maman.

MAITRI – KARUNA  – L’empathie et le réservoir d’attachement

Comment construire la sécurité intérieure chez l’enfant ? En répondant à son besoin d’attachement et en remplissant son réservoir d’attachement par une présence bienveillante et empathique.

Cultiver l’empathie est d’ailleurs présenté en yoga comme un moyen d’apaisement du « mental ».

C’est en présence de maman, de papa ou d’une autre figure d’attachement que l’enfant peut décharger son stress de la journée.  Il peut alors remplir son « réservoir d’attachement » qui s’est vidé à l’occasion de diverses situations stressantes. «La figure primaire d’attachement est la station d’essence de l’enfant. C’est auprès d’elle qu’il retourne entre deux incursions dans le monde extérieur. On peut illustrer le besoin d’attachement par un réservoir vidé par la faim, la fatigue, l’isolement ou une blessure. Comment le remplir ? En aimant l’enfant, en lui donnant du contact physique, de la tendresse, en le consolant ou le nourrissant. »  (Lawrence Cohen, Qui veut jouer avec moi ?, Editions JC Lattès, p. 80).

Dans mon expérience, accorder ces temps d’écoute, et m’entraîner à l’empathie (en commençant par l’auto-empathie), ouvre mon cœur, m’adoucit de l’intérieur et c’est effectivement plus calme dans ma tête. Quand je m’énerve suite à un comportement d’un enfant, dans l’instant second, je suis triste, tendue et les pensées se bousculent. Si je prends le temps de me connecter à ce qui se passe en moi, à ce que je ressens et à mes besoins, je peux ensuite accorder ce temps d’empathie à l’enfant et cœur à cœur, découvrir ses émotions et ses besoins.

Entre nous deux se crée le champ empathique, je suis détendue dans mon corps, ma respiration se calme. Et je me laisse aller dans cette profonde intimité avec l’enfant. N’est-ce pas cela notre aspiration, être vraiment ensemble et goûter la relation pleinement ?

SAMSKARA – Echo de ma propre enfance – Guérison des blessures du passé

Quand je suis démunie, j’ai tendance à reproduire ce que j’ai connu, vécu dans ma propre enfance ou à réagir à partir de mes blessures. Des phrases types ressortent, je colle des étiquettes, je porte des jugements.

Le yoga nous invite à nous défaire de nos conditionnements, tout comme la parentalité positive. Je prends le temps de repérer mes conditionnements et mes croyances et de ne pas réagir à partir de là avec les enfants.

A nouveau, ce sont à la fois les pratiques, les lectures et les rencontres qui me font prendre conscience de ces réactions. Dans le quotidien, cultiver la pleine conscience permet de repérer les stimuli qui, quasi systématiquement, vont susciter une réaction disproportionnée et inadéquate chez moi. Je peux alors aller voir ce qui se cache derrière et c’est peut-être une croyance ou une blessure du passé. Je choisis alors d’écouter ces parts de moi, de traduire ce qu’elles me disent, et si j’en ressens le besoin de me faire accompagner dans cette démarche.

PRANA – Les pratiques de yoga – Faire retour vers soi – Remplir son réservoir de maman !

« Ramener prana vers le canal central »

Je continue à fouler mon tapis de yoga et à prendre des temps de pause pendant mes journées.  Pas beaucoup le temps dans une vie de femme active et maman de deux enfants. Des petites pratiques de 20 à 30 minutes s’installent plus facilement que des séances d’1h30.

En outre, plusieurs moments de présence à soi, de « faire retour », s’installent dans mes journées. 30 secondes, 3 minutes, quel que soit l’endroit (enfin presque sans doute ;-)). Et cela remplit mon réservoir à moi ! Prana revient vers le canal central.

Entraîner son attention à revenir à soi, à se poser sur la respiration pour revenir dans l’instant présent nous permettra d’y revenir dans des moments difficiles et quand nous sommes amenés à décoder un comportement de l’enfant. On sentira l’énervement monter en nous, on repérera les émotions, sentiments et pensées qui apparaissent. On reviendra plus facilement à la respiration pour prendre un temps de pause et ne pas réagir à chaud. Et si c’est le cas, si des cris, des gestes, des phrases sortent dans l’instant premier que l’on regrette ensuite, on y revient, après avoir respiré profondément, en se souvenant de notre intention de cœur.

Yoga rime pour moi avec parentalité et accompagnement bienveillant des enfants. A partir de cette intention de cœur qu’est la non-violence, je choisis  de prendre soin de moi et de continuer mon cheminement intérieur, en prenant conscience de mes conditionnements et en guérissant les blessures du passé et d’entrer en relation avec mes enfants avec bienveillance, en étant pleinement là, pour qu’ils puissent remplir leur réservoir d’attachement et aller petit à petit à la découverte d’eux-mêmes.

Etre en relation cœur à cœur, un peu plus chaque jour…

Sources : www.yoganova.fr

 

La vie est une expérience, BLISS YOU.

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