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Ma retraite au Monastère de Thich Nhat Hanh

Leçon N°1 comment apprécier le silence !

Les bienfaits du silence : « Notre vraie demeure est ce que le Bouddha appelait « l’île du soi », le lieu paisible qui est en nous. Très souvent, nous ne remarquons pas qu’elle est là. Nous ne savons même pas où nous sommes vraiment, tellement notre univers est saturé de bruits. Le silence permet de trouver cette île du soi. » Thich Nhat Hanh

Comment rester silencieux 1 semaine m’a permis de me re-connecter ? Apprécier le silence dans un monde bruyant est un vrai luxe aujourd’hui pour atteindre sa paix intérieure.

 

Leçon N°2 : la pleine conscience est partout…Oui partout !

Affiché dans les salle de bain :

bliss you médecine douce

 

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Leçon n°3 : Éloge de la méditation !

Quand on commence à méditer, la première rencontre est celle de l’agitation : une sorte de chaos intérieur fait d’images, de pensées, de sensations apparaît. Alors que l’instruction nous demande de rester centré sur la respiration, à peine nous sommes nous posé sur le souffle que déjà nous sommes emporté par le flot des pensées. C’est la distraction. Une habitude profondément ancrée.

« L’attitude méditative consiste à être dans un contact direct et équanime, à donner notre présence de façon égale, à toutes les impressions, même les plus inconfortables. Alors nous trouvons ce que nous cherchions : quelque chose de stable, de spacieux, de lumineux, qui en fait est notre propre conscience. » Ajahn Sucitto – Moine de la forêt

La méditation est une expérience de présence pure, dans laquelle l’esprit ne doit être ni trop délibérément actif ni totalement passif, ni trop tendu, ni trop relâché. Grâce a ce moment, nous pouvons rencontrer le monde avec une authentique douceur.

Qu’est-ce que méditer ? C’est s’autoriser à être exactement tel que nous sommes.

Arrêter de se torturer, de se juger, de s’évaluer, de vouloir répondre à des consignes et des règles. Autrement, méditer c’est simplement se permettre d’être.

Ce mouvement est un geste de confiance profond et radical qui transforme tout. C’est pour préserver cette capacité incroyable que la méditation doit être pratiquée.

 

 

3/ Un mouvement en marche, en témoigne les gens présents sur place 300 personnes chaque semaine tout l’été !

1/3 des français sont spirituels*.

Loin du prêt- à penser des religions, nous sommes de plus en plus nombreux à nous créer une spiritualité sur mesure. Enquête sur ces aventuriers en quête d’un sens à donner à leur vie.

« J’ai une spiritualité parce que je cultive ma vie intérieure ». « Je suis athée parce que je ne crois pas une transcendance divine ». Une minute de silence, un ravissement en foret…autant de manifestations de formes de spiritualité qui devient un phénomène massif.

1/3 des français se sentent concernés par l’idée de quête spirituelle. Mais hors des sentiers balisés. La spiritualité n’est pas une religion. C’est ce que nous apprend une étude menée pendant 2 ans par le Gerpse (Groupe d’études sur les recherches et pratiques spirituelles émergentes) auprès de 6 000 français et dont le sociologue Jean-François Barbier-Bouvet a tiré un livre, Les nouveaux aventuriers de la spiritualité.

Des spiritualités Open

Un grand ras le bol des approches théoriques et un énorme besoin de  vécu, de ressenti, d’expériences incarnées, il s’agit de vivre corps et âmes ses convictions, ses interrogations, son besoin de cohérence et de communion.

Un guide pour grimper au sommet ou une spiritualité laïque 

Un maitre ou une discipline rigoureuse ? la spiritualité laïque caractérise forcément une république des singularités. Toutes les croyances sont possibles, même celles qui n’existent pas encore, parce que personne, au fond ne ressemble à un autre.

On n’est plus en quête de vérité mais d’épanouissement

Nous n’avons pas de capacité génétique au bonheur, nous avons une capacité génétique à être humain. Prosaïquement, nous fait préférer le bien-être au mal-être, la sérénité au stress.

Croient-ils en Dieu ou en une transcendance ?

Ils auraient plutôt tendance à répondre qu’ils font l’expérience du divin, avec une part privilégiée accordée au ressenti et au corps. Et ce divin, la plupart ne le situent ni dans les cieux, ni dans la nature, mais en eux-mêmes. « le divin je le ressens au fond de mon cœur » est une phrase qui revient très souvent. Dès lors qu’on attend d’abord du spirituel non pas une vérité mais un épanouissement, ce qui définit qu’une chose est bonne ne tient plus, ou plus seulement parce qu’elle est attestée de l’histoire ou par un magistère, mais à ce que je l’ai éprouvée et qu’elle me fait du bien.

Les chiffres clefs :

  • 76% des aventuriers de la spiritualité sont des femmes
  • Age moyen 55 ans
  • 84% ont poursuivi des études après le bac (moyenne nationale 25%)
  • 76,7% sont cadres ou exercent une profession libérale
  • 62% se disent chrétiens, 8% bouddhistes, 1% juifs, 0,5% musulmans, 26,5% sans religion et 7,5% autre chose
  • 37% suivent un maitre
  • 34,5% méditent tous les jours, 53% souvent

 

Leila Echchihab, fondatrice de BLISS YOU

 

Sources : Les nouveaux aventuriers de la spiritualité, enquête sur une soif d’aujourd’hui, Jean François Barbier-Bouvet, éditions Mediaspaul

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L’automne à vivre en pleine conscience

L’automne marque la fin d’une période de croissance et de récolte. Elle insuffle un vent d’intériorité, de repli salvateur et de déclinaison de ce qui n’est plus utile. Les feuilles rendent leur énergie au corps de l’arbre et acceptent de changer de couleur , de se dessécher puis de choir pour fertiliser le sol nourricier. L’air se rafraîchi, le ciel se met en mouvement et se teinte de nouvelles couleurs, les nuits s’allongent. Si l’été est bruyant et actif, l’automne prépare le silencieux et calme hiver.

Dans de nombreuses médecines traditionnelles, les saisons sont comprises comme ayant une grande influence sur nos corps mais également sur notre santé émotionnelle et psychique. L’énergie propre à chaque saison entre en interaction avec notre organisme, exacerbant certaines de nos humeurs, entraînant parfois un déséquilibre. Nous pouvons ainsi ressentir une baisse de régime, de la fatigue, un effet coup de mou, ou d’une manière plus pragmatique, une baisse d’immunité, des carences, une digestion parfois difficile, des douleurs diffuses etc.

Les animaux l’ont bien compris, l’automne est une période de ralentissement à laquelle il est préférable de s’adapter pour ne pas brûler trop vite nos réserves d’énergie acquise durant la saison chaude. L’intelligence intuitive des animaux les pousse à changer de régime alimentaire et de rythme de vie. Ils s’harmonisent à la nature. Nous autres, humains, avons sensiblement perdus cette harmonie à la nature et adoptons un mode de vie uniforme sans vraiment tenir compte de nos besoins.

Comment s’adapter au mieux et s’harmoniser à la belle saison qu’est l’automne ?

Voici une petite synthèse non exhaustive des pratiques bien être à mettre en place dès maintenant pour entrer en parfaite résonnance avec les énergies propres à l’automne. Dame Nature poursuit sa lente respiration, et avec l’automne nous entrons dans l’expiration, à nous de nous adapter à elle.

  1. Adapter son alimentation : vers un bol alimentaire plus chaud, plus dense et plus humide

Avec l’automne, nous entrons dans une période considérée en ayurvéda comme propice à Vata. Ceci a pour particularité d’amener un refroidissement, plus d’air et de sécheresse. L’automne est la saison des vents froids et selon les régions dans lesquelles nous vivons, Vata peut devenir excessif.

Par exemple, lors d’un déséquilibre de Vata en lien avec ce changement de saison, la peau et les muqueuses se dessèchent, le corps commence à sentir le refroidissement, les intestins se remplissent d’air amenant à des ballonnements, des constipations et l’ensemble du corps est moins souple et lubrifié.

Par ailleurs, Vata en excès accroît les sentiments d’inquiétudes et l’instabilité émotionnelle.

Ainsi, l’Ayurvéda préconise de manger et boire chaud dès le matin. Outre la chaleur des aliments, il est recommandé de consommer des aliments plus dense et humides. Il est ainsi préférable de limiter les aliments refroidissants comme les produits laitiers ou encore les aliments légers comme les salades.

Pour les personnes qui ressentent particulièrement le refroidissement de l’automne, l’utilisation d’épices dans l’alimentation ou les boissons est une manière de stimuler le feu digestif et de favoriser la thermogénèse en aidant à la production de chaleur et à la circulation de l’énergie. Attention néanmoins à ne pas manger pimenté (préférez des épices douces) car l’intestin est un organe particulièrement sensible en automne et le piment lui est défavorable car irritant.

En énergétique chinoise, les organes liés à l’automne sont les poumons et les intestins. Ainsi, boire chaud est bienfaisant pour les organes respiratoires car la chaleur se diffuse dans la gorge et favorise le réchauffement des poumons.

La préparation de thé Tchai est recommandé, en utilisant de préférence un lait végétal.

Les inhalations sont très réchauffantes et humidifiantes pour les poumons sensibles. Nourrir l’énergie des poumons en automne prévient l’apparition de bronchites, des rhumes, des toux, de toutes les pathologies liées à la respiration.

2. Revenir à son corps : auto massage, méditation, repos et sommeil

D’une manière générale, nous ne nous reposons pas assez. Un vrai repos n’est pas celui passé devant la télévision ou son ordinateur car ces activités excitent le cerveau pré frontal, celui qui est à l’origine d’un excès d’activité mentale. Toute notre énergie se concentrent alors dans cette partie du cerveau et amoindrie nos capacités intuitives à s’adapter aux changements de saisons, à comprendre la Nature et notre corps.

Par ailleurs, à l’approche de l’automne, l’activité mentale, très éthérique, peut rendre infructueuses nos tentatives d’ancrage. Afin de s’enraciner, les activités corporelles constituent des moments de repos bien plus bénéfiques. Privilégiez ainsi des moments de détente et de cocooning avec les auto massages, les étirements, certaines postures de yoga, le Qi Gong, la méditation sans but ni profit (celle qui ne mobilise pas le mental), mais également les activités manuelles ou de création qui vont vous aider à revenir à vous-même, dans l’instant présent. Accordez vous un moment pour vous enveloppez d’une grosse laine ou d’un plaid bien chaud, et méditez en laissant votre mental au repos. Revenez en vous même, à votre essence.

Enfin, allongez la durée de vos nuits d’une heure afin de permettre au corps de suivre le rythme naturel du ralentissement et d’économie d’énergie en harmonie avec la saison. Le sommeil ressource les poumons. L’énergie du poumon est à son paroxysme entre 3 et 5 heures. Il est d’ailleurs dit que les réveils nocturnes aux alentours de 4 à 5 heures sont en lien avec une tristesse non formulée, qui a besoin d’être extériorisée et de circuler.

Par ailleurs, lorsque les poumons manquent d’énergie, nous avons tendance à nous voûter, à respirer de manière superficielle, à contracter les épaules, les trapèzes. Certaines postures de yoga qui permettent d’amplifier la respiration, d’ouvrir le thorax et d’étirer toute la zone respiratoire sont bénéfiques.

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3. Accueillir les émotions de l’automne : tristesse, découragement et mélancolie

En médecine traditionnelle chinoise, les poumons et les intestins sont sujets à déséquilibres durant l’automne.

Les poumons contiennent notre tristesse et notre chagrin, ainsi que les regrets et la démotivation. L’automne réveille donc ces émotions et nous permet de travailler dessus. Une déprime passagère qui n’est pas vécue en conscience et soignée peut s’aggraver en dépression ou burn out au creux de l’hiver.

Un personne dont l’énergie des poumons est stable et équilibrée se sent confiante et joyeuse. A l’inverse, si les premiers jours de pluie et de froid vous conduisent vers une certaine mélancolie, vous pouvez agir  dès maintenant pour rééquilibrer cette énergie.

L’énergétique chinoise précise que l’automne exacerbe le manque de volonté et de détermination, mais également nos angoisses et peurs viscérales, coincées dans nos intestins.

Se retrouver face à ces émotions est une opportunité de les apprivoiser, de les accueillir et pourquoi pas de les intégrer en nous. En effet, une émotion est toujours plus douloureuse et inconfortable lorsqu’elle est rejetée, séparée de nous. L’accueillir et l’intégrer nous permet de nous familiariser avec et de la rendre amicale. L’émotion diminue lorsque nous ne la craignons plus. Elle finit par se dissoudre en nous et nous regagnons notre sérénité.

4. Laisser partir ce qui n’est plus, dans la douceur

L’automne est une période propice à la désintégration de ce qui ne nous sert plus. Qu’il s’agisse de la végétation ou des énergies, cette période leur permet de se désagrégées pour être recyclées au printemps.

Nous pouvons consciemment faire le tri en nous et autour de nous, nous pouvons laisser tomber des schémas de fonctionnements désuets, les laisser se dessécher sans les alimenter afin qu’ils disparaissent. Nous pouvons adopter un repli salvateur et regarder notre intérieur afin d’y faire un tri, de ne garder que les graines que nous voulons voir éclore au printemps prochain et composer un nouveau jardin intérieur.

La symbolique de l’automne est formidable et belle pour celui et celle qui ne craignent pas de voir certaines choses disparaître, de connaître des petites morts intérieures. Après l’effusion d’énergie du printemps et de l’été, certaines parties de nous doivent se reposer, et d’autres, se recycler, muter.

Ces petites morts ne sont pas des fins en soi mais des transformations, des périodes de transition d’un état d’être à un autre. Alors prenez soin de vous, soyez indulgents avec vous-même et avec les autres, nous sommes tous logés à la même enseigne, bien que nous ayons des capacités variées pour dissimuler un moment de doute et d’angoisse.

5. Entrer en harmonie avec Mère Nature : la comprendre c’est nous comprendre

Loin d’être inaccessible , cette compréhension émane de la simple observation de la Nature. Promenez-vous dans les forêts, les parcs, au bord de l’eau, et observez comme tout est parfaitement organisé dans la Nature. Observez cette lente expiration qui amène au silence qui précède l’inspiration, celui de toutes les possibles, celui dont la fertilité fait croitre les plus somptueux jardins de printemps.

Avec cette expiration de Dame Nature, il nous est donné de comprendre bien des mécanismes de fonctionnement et de s’ouvrir à des potentiels, à une énergie bien spécifique.

Touchez la terre d’une forêt, vous y verrez tous les automnes qu’elle a connu. Toute cette végétation qui s’est transformée en humus fertile, permettant à de jeunes pousses de croitre. C’est ça l’automne, c’est s’harmoniser à cette Nature, en laissant partir ce qui doit partir, avec tendresse et douceur.

Prenez soin de vous !foret-automne

 

Sources : Méditations Magazine, https://meditations-magazine.com/

 

 

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Le sucre raffiné, l’ami fourbe !

Il est exhibé partout. Parfois de manière déguisée, très souvent dissimulé, il domine très largement notre alimentation contemporaine. Lui ? C’est le sucre ! Pain, pâtes, biscuits, boissons, mais aussi charcuterie, pâtes, yaourts… il est partout, fourbe, et généralement raffiné. Cette semaine, décryptage de ce faux ami.

Par Armanda Dos Santos

La plupart des gens consomment une quantité de sucre raffiné bien supérieure à ce que leur corps peut supporter. En France par exemple, un français consomme 35 kg de sucre par an. Aux Etats-Unis, cette consommation atteint une moyenne de 59kg par personne et par an. La palme revient à Singapour avec 70kg par an et par habitant.

Pour beaucoup de médecins, nutritionnistes et chercheurs, le sucre raffiné est un ennemi majeur de santé. Les maladies modernes comme le cancer, diabète, obésité, cataracte, maladies cardio-vasculaires et dégénératives, pourraient bien, en effet, être liées à une surconsommation de produits sucrés.

Composé à 99,8% de saccharose, le sucre blanc raffiné est obtenu à partir de la betterave sucrière. Mis à part sa capacité à fournir de l’énergie, il est presque totalement dépourvu de vitamines ou de minéraux. On parle de calories vides. Pire : pour assimiler le sucre blanc, l’organisme puise dans ses réserves de vitamines, de minéraux et d’éléments nutritifs, en particulier le potassium, le magnésium, le calcium et les vitamines B.

La consommation de grandes quantités de sucre raffiné conduit ainsi à une déficience en éléments nutritifs et à un appauvrissement de l’organisme.

Plus de 60% des produits transformés contiennent du sucre

Même si vous ne mangez pas de bonbons, la quantité de sucre raffiné dissimulé dans les autres aliments pourrait sans doute vous choquer. Plus des deux tiers du sucre raffiné utilisé, est ajouté aux produits alimentaires lors de leur fabrication. En d’autres termes, il est caché dans la plupart des produits que nous trouvons en supermarché sous le nom de saccharosefructoseglucosemaltose et lactose.

Saviez-vous, par exemple, qu’une cuillère à soupe de ketchup contient une cuillère à café pleine de sucre ? D’autres aliments dont nous sommes friands, comme le pain, les soupes, les céréales, la charcuterie, les sauces à salade, les biscuits, la mayonnaise, les pizzas surgelées, les fruits et légumes en conserve, les boissons gazeuses, et tant d’autres, contiennent tous du sucre. Même en appliquant une lecture minutieuse des étiquettes, il est difficile de dire exactement quelle quantité quotidienne de sucre nous ingurgitons réellement.

Pourquoi le sucre blanc est mauvais pour vous ?

  • Parce que le sucre est un aliment vide en nutriments.
  • Parce que les mauvaises bactéries adorent le sucre et se nourrissent de ce que vous consommez, jusqu’àaffaiblir votre système immunitaire.
  • Parce qu’il détériore les vaisseaux sanguins et entraîner des maladies du cœur.
  • Parce qu’il augmente le risque de nombreux cancers.
  • Parce que le potentiel additif du sucre est plus élevé que celui de la cocaïne[1]

Que dit l’Ayurvéda ?

Selon l’Ayurvéda, le sucré (madhura rasa, en sanskrit) est la saveur la plus importante parmi toutes. Il est composé des éléments eau et terre. C’est un goût très prisé en thérapeutique pour la simple raison que le corps en est habitué depuis la naissance.

La notion de « sucré » dans l’Ayurvéda n’a rien à voir avec celle que nous employons communément aujourd’hui. Les textes classiques font référence à la douceur inhérente des matières grasses, de la viande, des céréales, des légumineuses, des légumes, des fruits, du lait et des noix.

Les propriétés thérapeutiques du sucre :

  • Il apporte immédiatement satiété
  • Il nourrit et vivifie le corps et l’esprit
  • Il diminue la faim et la soif
  • Il accroît la force et la résistance aux maladies
  • Il donne force aux tissus (particulièrement ceux des enfants, des personnes âgées, opérées ou émaciées)
  • Il cicatrise et aide à réparer les os brisés (ex. : miel sur une fracture ou blessure)
  • Il est anti-poison (ex. : sucre dans le café)
  • Il est bon pour les cheveux et les organes des sens
  • Il augmente le lait maternel

Pris en excès :

  • Il rend lourd et gras
  • Il rend la bouche pâteuse
  • Il provoque la production de vers intestinaux
  • Il rend léthargique et dépendant
  • Il provoque des maladies de Kapha telles : obésité, rhume, toux grasse, dyspepsie, diabète, inconscience, tumeurs…

Comme vous pouvez le constater, les raisons de l’utilisation du sucré sont multiples. Les aliments de cette catégorie devraient, selon l’Ayurvéda, former le gros de notre alimentation. Encore faut il qu’il soit consommé avec intelligence et discernement… Du fait de son impact immédiat sur le corps et l’esprit, on comprend aisément pourquoi et comment il est devenu une réponse naturelle en cas d’anxiété ou de mécontentement. Pire, il est devenu un antidépresseur ordinaire, discret et  abordable !

Des alternatives au sucre raffiné existent. Il n’y a pas que le sucre aux cristaux blancs dans la vie !

Les alternatives au sucre blanc :

  • Le miel : le plus bio et amer possible. Attention tout de même, selon l’Ayurvéda le miel ne doit jamais être chauffé, sinon il devient toxique.
  • Le stévia : c’est le parfait édulcorant car il contient des éléments nutritifs bienfaisants. Des recherches récentes montrent qu’il corrige le diabète et équilibre le taux de sucre dans le sang.
  • Le sucre d’érable et d’agave : assez peu caloriques tout en conservant leur pouvoir sucrant, ils remplacent très avantageusement le miel.
  • Le sucre de coco : notre chouchou !  Un index glycémique faible (24,5), riche en magnésium, en fer et en zinc, il convient aux régimes sans sucre et même… aux diabétiques !

Pour les accros du sucre

Sachez enfin que les addictions au sucre se soignent. L’Ayurvéda recommande à cet effet le Gymnema Sylvestre (ouSylvestris). Cette plante est communément utilisée en thérapeutique comme modérateur de l’appétit et pour freiner les envies de sucre en dehors des repas. Les résultats sont saisissants au bout d’un mois de cure.

Armanda Dos Santos 

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12 livres à lire cet été et à relier à nos vies

Quelques lectures de vacances

L’été est arrivé ! Le soleil, la plage, l’horizon, le vert, le calme, le farniente, l’exode et l’exotisme, le repos et la joie de vivre à son paroxysme… Les vacances sont belles et bien là. La valise est prête. La destination, lointaine. Inspiration. Respiration. Contemplation. Loin des actualités de ce monde… A l’heure de partir se ressourcer dans la nature, à la montage ou à la mer, sous le ciel bleu azur et devant un potentiel horizon infini du champ des possibles pour l’avenir, voici une petite sélection de livres à lire ou à relire et peut-être à relier à nos vies au retour du soi. Bon été, où que soyez et belles lectures, qui que vous croisiez…

  1. Le prophète de Khalil Gibran
  2. Les quatre accords toltèques de Don Miguel Ruiz
  3. Habiter poétiquement le monde de Frédéric Brun
  4. Les entreprises humanistes de Jacques Lecomte
  5. Amour poésie et sagesse d’Edgar Morin
  6. Le livre de sable de Jorde Luis Borges
  7. Eloge de la faiblesse d’Alexandre Jollien
  8. Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ? de Christiane Singer
  9. Trois amis en quête de sagesse de C. André, A. Jollien et M. Ricard
  10. Du je au nous de Thomas d’ Ansembourg
  11. Du bonheur, un voyage philosophique de Frédéric Lenoir
  12. Le sens de la vie du Dalaï Lama

Et vous, quels livres souhaiteriez-vous rajouter à cette liste ou recommander pour les vacances ? Sans oublier bien sûr l’atemporel Petit Prince (ou Petite Princesse) de Saint-Exupéry, à lire, à relire et à re-re-relire…

Vincent Avanzi est Poète d’entreprise @ La Plume Du Futur et chroniqueur poétique sur  Une Odyssée humaine. Diplômé de l’ESCP et ancien salarié de Microsoft, cet entrepreneur globe-trotter (Les 12 Travaux des Reculs) accompagne désormais les entreprises au travers de conférences poétiques sur l’art de trouver sa voie, l’éveil des richesses humaines et l’intelligence collective. Auteur des livres Sur la Route de SoiLa Poésie de la vie, Edendorado et Le Bien-Etre Plan des Entrepreneurs, il intervient également pour poétiser des événements et des organisations avec comme horizon la réinvention du monde de demain.

Sources : https://odysseehumaine.com/2016/07/17/lectures-estivales-12-livres-a-lire-relire-et-relier-a-nos-vies/

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Ma 1ère retraite de méditation

Une vraie retraite de trois jours déconnectée de tout….

Sport, Massage, Paris, Coach, Yoga, Happiness, BLISS YOU

Digital detox, pas de messages, ne pas penser aux challenges qui m’attendent, aux doutes, revenir à la simplicité d’un moment comme éplucher des légumes en toute simplicité, se promener dans un potager, respirer l’air, voir la nature… Cette expérience n’aurait jamais pu être sans ces trois professeurs qui ont parfaitement joué le rôle de guides avec toute la douceur et toute l’ouverture qu’il fallait. Un lieu absolument hors du temps, l’ashram de Ramakrishna, m’a donné l’opportunité de vivre au rythme de la nature et aux côtés de personnes qui ont compris que la vie c’est exister simplement.

J’ai appris l’êtreté, la conscience de son corps, de son espace, la conscience de soi dans la conscience d’être, ici et maintenant, selon le mantra, « Je suis le changement dans le monde ici et maintenant ».

J’ai appris que je pouvais ressentir une vibration de mes chakras (les sept centres énergétiques), que je peux les relier entre eux par la force du mantra OM dans ma gorge, dans ma bouche, dans mon cœur !

Faire de la méditation ce n’est pas penser ou réfléchir, ce n’est pas stopper des pensées à tout prix pour ne plus penser. C’est apprendre à être ! Être dans l’expérience du moment présent.

Se désancrer du passé, ne pas anticiper le futur. Vivre, vibrer, respirer.

Le mental renferme des représentations, des souvenirs, des peurs inconscientes qui nous polluent…méditer, c’est revenir à l’être que nous étions sans nos expériences passées, sans nos peurs du futur.

Le mental est plus fort que notre être si nous nous approprions les émotions pour nous-même : « J’ai mal au genou » n’a pas la même signification que « J’ai une douleur au genou ». Dans le deuxième cas, on parle d’une douleur concentrée sur une zone spécifique du corps, pas d’un mal-être global que je renvoie aux autres avec de l’agressivité, de la souffrance etc.

Si quelqu’un me dit que je suis malpolie, je ne vais pas me vexer ou être frustrée… Je laisse passer cette émotion, je l’observe sans me l’approprier. Et cette façon de recevoir les émotions change tout, en avoir conscience change tout. Il y a une différence entre être et paraître, entre la douleur et la souffrance, entre l’émotion et l’émotivité !

Après le premier jour de méditation, j’ai senti une source de chaleur près de mon coeur pour la première fois…je me suis sentie vivante.

Les pensées passent et repassent dans ma tête comme des sentinelles toutes saisissables et tentantes. Le mental nourrit beaucoup d’illusions, il nous trompe, nous détourne de notre êtreté. Etre sans effort, Etre soi-même, c’est cette source de lumière argenté que j’ai aperçue dans le Yoga Nidra (le yoga de la relaxation profonde). C’est un voyage merveilleux dans son intériorité, en profondeur dans les limbes de ses énergies, au travers des chemins de son souffle.

J’ai réappris à respirer, à me poser, à déposer mes cuisses, mes jambes, mes mollets, mes pieds sur le sol. J’ai l’impression de ne m’être jamais vraiment allongée avant…Le poids de mon corps jusqu’à disparaître dans le sol. Ne plus sentir mes membres charnels mais seulement mon souffle, mon essence. Quitter le corps pour simplement être ?

Je n’ai jamais éprouvé autant de plaisir à respirer, à jouir de ma présence, à me retrouver en moi pour n’être que moi.

« Inner shine » c’est la radiance, sa propre lumière, celle qu’on irradiait avant que l’on soit devenu ce que la société, la famille, les amis, les habitudes, la pression sociale voulaient qu’on soit… C’est retrouver son essence, une forme de pureté, sa vérité en renouant avec soi, le divin est en nous, on a tous un potentiel, ne le gâchons pas. Cherchons notre singularité pour être alignés avec nous-même et notre avenir ! La vulnérabilité, c’est le courage de vivre avec ses émotions, c’est accepter d’être un être sensible dans ce monde. C’est redevenir humain ! Et se sentir lié à tous les autres humains.

Merci à l’association Ananta Ananda Yoga Studio, aux professeurs Shivajothi, Viranath, et Sarah. Association Ananda Ananta

Ainsi qu’à l’ashram de Rimakrishna : http://www.centre-vedantique.fr/

Par Leila Echchihab

La vie est une expérience, BLISS YOU.

 

 

 

 

 

 

 

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Les 5 étapes de l’alimentation Mindful

Andy Puddicombe, créateur de l’appli Headspace dédiée à la méditation mindfull, nous livre 5 secrets pour mieux apprécier le contenu de nos assiettes… tout en mangeant moins ! (un indice : il y a du chocolat dans l’affaire !)

 Manger en pleine conscience transforme radicalement notre rapport à la nourriture.

Ah, le chocolat ! Prenez une minute pour y penser.

Imaginez que vous avez devant vous un carré de chocolat. Comment vous sentez-vous à cet instant précis : heureuse, détendue, rêveuse ? Ou est-ce qu’au contraire ce morceau de chocolat ne vous inspire que des pensées liées au poids, l’envie et la culpabilité ?

Si le seul fait de penser au chocolat provoque en vous des pensées et des émotions aussi fortes, que se passe-t-il quand vous tenez un vrai carré de chocolat dans votre main ? Certaines s’assoient tranquillement pour le manger lentement et en apprécier pleinement chaque délicieuse bouchée. D’autres au contraire auront tendance à l’avaler le plus vite possible comme pour s’en débarrasser. Certaines le mangeront sans problème en public, alors que pour d’autres manger du chocolat est un acte solitaire et secret, exclusivement réservé à la sphère intime.

Il ne fait aucun doute que notre alimentation a un impact très fort sur notre état d’esprit, et manger en pleine conscience ou Mindful est aujourd’hui la grande mode. On y voit LA nouvelle solution minceur – à raison, puisque manger en pleine conscience transforme radicalement notre rapport à la nourriture.

Lâchez prise

Mais cette nouvelle approche apporte beaucoup plus qu’un simple régime amincissant. Son potentiel va bien au-delà de nous faire perdre quelques kilos.

L’alimentation en pleine conscience peut en fait redéfinir complètement notre rapport à la nourriture, en nous apprenant à lâcher prise. Manger en pleine conscience nous aide à nous libérer de nos envies compulsives et de nos sentiments d’anxiété et de culpabilité,  à réapprivoiser notre assiette et à retrouver le plaisir de manger.

Mais pour comprendre vraiment, il faut essayer. C’est comme la méditation : si vous ne mettez pas en pratique, cela n’a aucun sens. Vous pouvez lire tout un article sur la saveur extraordinaire d’un mets, ce n’est qu’en le goûtant que vous saurez vraiment quel goût il a.

Munissez-vous de chocolat

Place à la pratique ! Voici un bon exercice pour commencer. Prenez un aliment qui vous plait : vous pouvez choisir n’importe quel aliment, mais je recommande en général un bon chocolat noir, car il est moins sucré que les chocolats classiques et tellement plus savoureux – c’est un peu comme quand on boit un bon vin.

Une fois que vous avez bien choisi votre chocolat et que vous l’avez devant vous, commencez par imaginer que c’est la première fois de votre vie que vous goûtez du chocolat. Ou bien que c’est le dernier morceau de chocolat que vous mangerez de votre vie. Bref, l’idée est de savourer pleinement l’expérience gustative qui va suivre.

Petit exercice de méditation en 5 étapes pour manger en pleine conscience

  1. Avant même de prendre le morceau de chocolat dans votre main, respirez profondément pendant quelques instants, en inspirant par le nez et en expirant par la bouche. Cela permettra à votre corps et votre esprit de se poser, pour mettre toutes vos autres pensées de côté et vous concentrer entièrement sur le moment présent.
  2. Prenez le temps d’étudier ce morceau de chocolat. Intéressez-vous à sa provenance : imaginez le cacao en train de pousser dans son environnement naturel, imaginez les personnes qui l’ont cultivé jour après jour.
  3. Observez ce que vous ressentez à cet instant. Etes-vous plutôt détendue ou impatiente d’avaler ce chocolat le plus vite possible ? Éprouvez-vous du plaisir, de l’excitation, ou au contraire de la culpabilité et du malaise ? Prenez simplement un moment pour cerner vos émotions.
  4. Maintenant seulement, sortez lentement le chocolat de son emballage. Puis prenez une minute pour l’observer de près. Touchez-le pour en palper la texture (avant qu’il ne fonde !), humez son parfum.
  5. Une fois arrivée à ce stade, vous voilà fin prête pour mettre ce chocolat à la bouche. Mais allez-y doucement. Croquez d’abord un tout petit morceau et réprimez le réflexe de mâcher. Concentrez-vous sur la sensation en bouche, la température, la texture, le goût. Est-ce crémeux, sucré, amer? Résistez à l’envie de mâcher, laissez le chocolat fondre lentement dans votre bouche. Puis reprenez une bouchée.

En prenant le temps de savourer ainsi pleinement le goût de l’aliment, vous êtes au cœur de l’instant présent. C’est comme si, l’espace d’un instant, vous faisiez le vide dans votre tête pour vous concentrer uniquement sur l’ici et maintenant.

Il est évident que l’on n’a pas toujours le temps de manger de cette façon, mais en appliquant simplement le principe de la démarche – même quand vous êtes pressée – vous retrouverez peu à peu une approche saine à la nourriture et un esprit plus heureux et apaisé, tout en vous délestant au passage de quelques kilos.

Un récit de Andy Puddicombe, fondateur de Headspace. Pour en savoir plus sur l’alimentation en pleine conscience, découvrez le site The Headspace Diet ou téléchargez gratuitement l’application Headspace app, une méthode simple pour apprendre les bases de la méditation en 10 minutes par jour.

Sources : Par Business O FEMININ

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Irradier l’amour grâce à la Metta méditation

J’ai découvert cette méditation à la fin d’une séance de yoga, dirigée par Pamela. Elle nous guidait avec douceur, de l’amour pour soi, vers la bienveillance envers ceux qui nous ont pourtant, inondé d’énergie négative.

Une méditation tout simplement magnifique, que je te propose de découvrir.

Qu’est-ce que la metta méditation (Loving Kindness) ?

Cette méditation a été enseignée par le Bouddha, son véritable nom est Metta-bhavana, ce qui a pour signification, le « développement de l’amour bienveillant».

Ainsi, la pratique de cette méditation permet de faire grandir l’amour et la bienveillance parmi nos principales qualités morales que sont :

• la bienveillance,
• la compassion,
• la joie et,
• l’équanimité.

Le développement de ces qualités élève l’Homme, vers son caractère divin, ce qui lui permet de ressentir l’interconnexion complète entre tous les êtres vivants et lui ouvre la voie de la…

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DOSSIER MEDITATION #3 : ce que la science révèle

La méditation peut-elle aussi servir à soigner ? Depuis 30 ans, 600 études menées dans le monde entier ont prouvé les bienfaits de la méditation dite de « pleine conscience » sur notre santé physique et psychique.

Lutte contre les maladies cardiaques, l’hypertension, la fatigue, la dépression, les phobies, les addictions…depuis les années 1980, les scientifiques n’ont cessé d’accumuler les preuves des bienfaits de la méditation sur notre organisme. Un nouveau champ d’exploration thérapeutique, appelé « neurosciences contemplatives », s’est ainsi développé. Si bien que plus de 600 études menées dans des laboratoires occidentaux et asiatiques de neurobiologie ont validé des effets bénéfiques et psychiques.

Toutes ces affections ont une cause commune : le stress, qui touche en France 6 salariés sur 10 (selon une étude de 2010 faisant encore référence, réalisée par l’Institut de médecine environnementale) et peut gâcher notre quotidien, tout comme provoquer des maladies graves. Or, nous dit la science, la méditation agit principalement sur le stress. Pour étudier ce phénomène, les chercheurs ont choisi d’observer la méditation de pleine conscience. Pourquoi le stress prend-il une part si importante dans nos pathologies, et pourquoi se manifeste-t-il de manière si diverses ?

Les réponses sont à chercher auprès de nos ancêtres de la préhistoire. Chez eux, le stress répondait à des agressions essentiellement physiques (attaques d’animaux prédateurs, situation de danger, catastrophes naturelles…) qui nécessitaient des réactions corporelles adaptées à chacune d’entre elles. Aujourd’hui encore atavisme oblige, notre corps se met face à une menace, en mode fight or flight (combat ou fuis). Incapable de faire la différence entre un mammouth ou un boss en colère, il se prépare à lutter ou à s’échapper en surproduisant deux hormones spécifiques, le sortisol et l’adrénaline. Résultats : la respiration et les battements du cœur s’accélèrent pour apporter plus d’oxygène, les muscles se tendent au maximum en vue d’une fuite soudaine, on est pris de nausée (on court mieux l’estomac vide), on sue, on a la chair de poule…or, dans notre monde moderne au rythme effréné, où les situations de tension sont omniprésentes, ces mécanismes de défense, qui restaient jadis ponctuels, finissent par devenir chroniques. S’ils se prolongent ils peuvent engendrer toutes sortes de maladies, y compris un déficit immunitaire ou un vieillissement accéléré.

La collaboration entre médecins et méditants s’intensifie. Aujourd’hui, aux USA, la méditation de pleine conscience est utilisée en soutien aux traitements classiques dans 250 structures hospitalières.  En France, plusieurs hôpitaux y ont recours, un diplôme universitaire de méditation a même été créer à Strasbourg en 2013.

DEPRESSION – la méditation peut remplacer la médication

Au début, ce fut un choc. En introduisant en 2004 la thérapie contemplative à l’hôpital Saint-Anne, le psychiatre Christophe André en a étonné plus d’un. Son objectif : limiter les rechutes dépressives, hélas très courantes. On sait qu’à partir de 3épisodes dépressifs, 9 patients sur 10 vont récidiver dans les 5 ans qui suivent s’ils ne sont pas aidés.

Le psychologue canadien Zindel Segal a été le premier en 2010 à mesurer les bienfaits de la méditation sur les rechutes dépressives. Sur 84 patients se relevant d’une dépression, 1/3 a continué le traitement médicamenteux, 1/3 a pris un placébo et le dernier 1/3 a pratiqué la méditation. Au bout de 18 mois, 70% du groupe placebo a rechuté, contre seulement 30% dans les groupes ayant pris des antidépresseurs ou pratiqué la méditation.

Pour Christophe André, la méditation est un formidable outil contre la prise de tête. Méditer, c’est se focaliser sur l’instant présent souligne-t-il, cela entraine le cerveau à abandonner la rumination, qui consiste à ressasser en boucle des faits réels passés, à en anticiper d’autres qui n’existent pas encore, à refuser la confrontation avec l’adversité pour basculer dans le virtuel, les représentations mentales, la dramatisation, la personnification.

GENETIQUE – la méditation un frein pour vieillir moins vite ?

En 2009, la biologiste moléculaire Elizabeth Blackburn, de l’université de Californie a reçu le prix Nobel de médecine pour la découverte de la télomérase, une enzyme qui protège nos chromosomes du vieillissement.

En 2010, son équipe a réuni 60 sujets dont la moitié de méditants. Ces derniers se sont livrés à leur pratique 3 mois à raison de 6h3à par jour. Par la suite, leur taux de télomérase, s’avéra supérieur de plus de 30% à celui des non-méditants.

IMMUNITE – un bouclier anti-infections

L’Américain Richard Davidson, spécialiste de l’imagerie cérébrale, a suivi en 2003, 43 étudiants dont 25 ont médité pendant 8 semaines. Puis tous furent vaccinés contre la grippe. 9 semaines plus tard, leur taux d’anticorps luttant contre cette infection a été mesuré. Il était supérieur de près de 50% chez les méditants.

HYPERTENSION – une soupape qui fait baisser la haute pression

Les troubles cardiaques pourraient être réduits en s’adonnant à la méditation !c’est ce qu’a révélé une étude présentée en 2012 dans la revue américaine Evidence-Based Complementary and Alternative Medecine.

En 2012, 62 ados américains atteints d’une pression artérielle élevée furent suivis. La moitié médita durant 3 mois, 15mn par jour. La masse de leur ventricule gauche fut mesurée avant et après l’expérience. Celle des méditants avait diminué de 0,88% et celles de non méditants augmenté de 0,13% (ce qui est un signe précurseur de maladie cardio-vasculaire).  La méditation entraine un profond repos du système sympathique, un réseau nerveux qui libère des hormones du stress, dont l’adrénaline. Elle serait ainsi à l’origine d’un cercle vertueux : système vasculaire détendu, baisse de la pression artérielle, cœurs moins sollicité.

DOULEUR – une aide pour mieux endurer la souffrance

La  méditation serait particulièrement efficace chez les patients atteints de douleurs chroniques, celles qui persistent au-delà de 6 mois et que les antalgiques n’arrivent plus à soulager, tels les rhumatismes, la migraine, l’arthrose, la fibromyalgie. En 201’, Lutz et Davidson soumirent à une brûlure de 10 secondes deux groupes de méditants, des confirmés et des novices. Les sujets indiquèrent en déplaçant un curseur sur une réglette, à quelle intensité ils percevaient le mal, et comment ils le ressentaient. Si son intensité était à peu près la même pour tous, les confirmés sont ressenti comme moins désagréables. On sait qu’il existe une distinction entre la sensation brute sensorielle de la douleur et son expérience affective. Comme notre intelligence anticipe la souffrance, l’interprétation du concept de douleur se rajoute à sa perception et l’accentue. Ce test suggère qu’ils parviennent à dés-automatiser leur appréhension. Cela offre des perspectives pour soulager des douleurs chroniques car le recours à la pleine conscience aide à les accepter.

Sources : Geo extra Fevrier 2015, par Sylvie Buy.

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DOSSIER MEDITATION #2 : Panorama des lieux de méditation dans le monde

Petit panorama en images des différents moyens de méditer, les lieux de méditation et qui y a recours dans le monde, en passant par les artistes,  les prisons, les jardins, les plongeurs en apnée…

CONTEMPLER

Face aux sommets des Chats occidentaux, dans le Karnataka (au sud de l’Inde), Isabelle Derigo exécute une salutation au soleil (suryanamaskara). Pendant 5 ans l’artiste suisse a ainsi parcouru la planète pour réaliser, en pleine nature et dans le plus simple appareil, les figures emblématiques du hatha yoga.

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Père de la pleine conscience, le psychologue Jon Kabat-Zinn utilise le pouvoir évocateur des paysages comme outil de relaxation. Dans sa méthode, le lac est parabole de l’esprit, miroir serein du monde dont les reflets se troublent au gré des émotions et des pensées parasites.

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Une des méditations enseignées par Jon Kabat-Zinn est entièrement consacrée à la montagne. Il s’agit de se la représenter dans toute sa force, et de tirer des leçons de son indifférence tranquille aux tempêtes et à la brume qui glissent sur elle sans jamais l’atteindre.

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Dans le shintoisme, les torii sont des portails qui séparent l’univers des dieux de celui des hommes. Immergé dans le pacifique, face au sanctuaire d’Itsukushima, celui-ci interpelle les fidèles : lem onde spirituel est-il le temple situé derrière eux ou plutôt l’horizon infini de la mer et du ciel en face ?

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SE RECENTRER

Le labyrinthe est l’un des plus anciens motifs de l’humanité. Il symbolise la quête de la vérité, conçue non en ligne droite mais comme un voyage circulaire aux multiples chemins. Le jardin zen est composé de pierres et de graviers ratissés qui représentent une mer parsemée d’îles. Par la mobilité de leurs feuilles, les bambous qui bordent incarnent la capacité de s’adapter au temps et à la vie sociale.

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RALENTIR

A Times Square, cœur palpitant de New-York où se pressent chaque jour 350 000 personnes, la course contre la montre s’est arrêtée. Des milliers d’adeptes du yoga y célèbrent le solstice d’été, lors d’un rassemblement baptisé « Mind over Madness » (l’esprit plus fort que la folie).

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Depuis 10 ans, la prison de Dane County (Wisconsin) propose à ses détenues de s’initier au yoga. Un moyen, pour ces femmes d’échapper pour un instant au stress carcéral et de vivre le moment présent, l’un des buts de cette « méditation active ».

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S’EPANOUIR

Le bambou est un symbole commun à plusieurs pratiques contemplatives. Le cœur de ses tiges est en effet creux, ce qui, pour les maitres zen et taoïstes, illustre la plénitude du néant que l’on obtient en faisant le vide en soi pour atteindre le détachement.

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Dans  cet atelier de Mandalay (Birmanie), la fibre de bambou est mélangée à l’eau pour fabriquer du papier servant de support aux feuilles d’or appliquées sur les statues de Bouddha en guise d’offrandes. Nul hasard à cela : le bambou figure la droiture, vertu de l’ « Eveillé ».

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Tous les ans, dans le désert de Black Rock, au Nevada, le festival Burning Man rassemble 40 000 participants venus du monde entier pour mêler, le temps d’une semaine, leur créativité et leurs rêves. Les séances collectives de yoga y prennent l’allure de grandes messes en l’honneur de la liberté.

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La méditation est une étape clé dans l’entrainement des apnéistes professionnels. En relâchant entièrement leur corps et leur esprit, ceux-ci parviennent à exploiter les réserves en air emmagasinées dans leurs poumons, ce qui autorise des plongées de plus de 7 mn.

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Le tai chi chuan est l’une des anciennes formes d’art martial que puisse trouver en Chine. Il s’appuie moins sur la force brute que la maitrise de son énergie intérieure. Les mouvements les plus avancés, comme des pirouettes exécutées lors des jeux universitaires de Shanghai, nécessitent un contrôle parfait de sa respiration.

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5 idées reçues à oublier sur la méditation

  • Non, il ne faut pas des années pour y arriver. « la méditation est un entrainement. Dès la 1ere séance, on apprend à sortir de son mental pour revenir au moment présent et on s’exerce à la flexibilité mentale. Après, plus on pratique, plus c’est facile. »
  • Non, on n’a pas besoin d’être très spirituelle ni croyante. « la méditation emprunte ses techniques au bouddhisme, mais nul n’a besoin de croire pour méditer. Il ne s’agit pas non plus d’une expérience mystique. Aucun phénomène étrange à guetter, on n’est pas dans un état modifié ».
  • Non, ce n’est pas juste de la relaxation. « Méditer, c’est s’entrainer à faire attention, on est au contraire dans un travail de concentration ».
  • Non, il ne faut pas avoir tout son temps. « le retour sur investissement est beaucoup plus important que le temps qu’on y a passé. Plus on médite, plus on va à l’essentiel. »
  • Non, pas la peine de s’asseoir en lotus avec de l’encens, une bougie et un zafu. « On peut méditer partout, même dans le métro. Pour preuve, l’appli Buddhify. »

3 stress parasites à éliminer d’urgence !

  • L’infobésité : trop-plein d’informations, crée par un flux permanent d’e-mails et d’interruptions diverses au travail (appels, demandes urgentes, etc), qui entraine une inquiétude permanente et une incapacité à hiérarchiser. Le bon réflexe ? se forcer à éteindre sa boite mail et à ne l’ouvrir qu’une fois par heure. Pour vous consacrer à un travail de fond, branchez le répondeur et mettez un casque sur vos oreilles.
  • Le FOMO (Fear Of Missing Out) : peur de rater quelque chose (évènement, fête) induite par une hyper-connexion aux réseaux sociaux et aux alertes d’applis. Le bon réflexe ? déconnecter ! quitte à mettre un chronomètre pour estimer le temps réellement passé en ligne, en général ça calme !
  • Le new bingeing : Tendance à se gaver d’actus en permanence : images de catastrophes, récits de faits divers… Or une étude de l’université de Montréal a prouvé que les femmes seraient plus stressées par les mauvaises nouvelles que les hommes. Le bon réflexe ? éviter de regarder les chaînes d’infos permanentes en particulier le soir (risque d’angoisses nocturnes).

Christine Barois, psychiatre, auteure de « Pas besoin d’être tibétain pour méditer » (Solar).

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